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Divers Homélie pour le Dimanche de l'Orthodoxie - 8 mars 2020

Chers Frères et Sœurs en Christ,

Nous reprenons les célébrations ce dimanche 6 septembre.  Bien évidemment s’impose en premier lieu l'évocation de la situation. L'épidémie est toujours là, et semble-t-il un peu plus présente à Marseille. Nous devons donc respecter les normes sanitaires qui s'imposent c'est-à-dire principalement le port du masque et le lavement des mains ; nous avons sur place une réserve de masques et une bouteille de gel hydroalcoolique.

Dans un premier temps la pandémie a suscité de nombreuses réflexions et analyses d'ordre spirituel, philosophique, beaucoup d'interrogations et de suppositions ; la persistance de la pandémie suscite aujourd’hui une focalisation de plus en plus obsédante sur l’évènement, une quasi monopolisation du champ médiatique, et par suite des esprits.

Certes la prudence et la précaution responsable s'imposent, comme cela est largement rappelé, pour la protection de soi-même et de l'autre - le prochain. Mais il n'est pas irresponsable de rappeler que le principe de précaution ne doit communautaire et à la confiance en Celui qui est le maître de notre vie, le Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ. De même que mammon (le dieu argent) est l'adversaire de Dieu, de même la peur est l'adversaire de la confiance.  La peur n'est pas la « crainte de Dieu » que nous confessons notamment en nous approchant du Saint calice. La « crainte » de Dieu porte en elle-même la confiance car elle est en réalité l'expression de l'abandon humble, confiant dans la miséricorde, la bienveillance du Seigneur, « Dieu bon et ami de l’homme », venu dans le monde pour le sauver. Portons le masque, mais confions notre épreuve au Seigneur Dieu, notre Sauveur venu dans le monde par celle et grâce à celle, Marie la Mère de Dieu, qui s'est elle-même totalement « abandonnée »,(« Que tout se passe pour moi comme tu l'as dit » - Lc I-38) et dont nous célébrons la Nativité en ce début d' « année ecclésiastique ».

Le nouvel an ecclésiastique (ou « indiction ») a été établi comme fête correspondant au démarrage d’un nouveau cycle agricole que les juifs célébraient en cessant tout travail. A cela une pieuse tradition de l’Eglise ajoute que Jésus de Nazareth a commencé à prêcher la bonne nouvelle le 1er septembre lorsqu’Il entra dans la Synagogue, et qu’on Lui donna à lire le livre du Prophète Isaïe qu’Il ouvrit en l'emplacement où il était écrit : "L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé guérir ceux qui ont le coeur brisé, proclamer aux captifs la délivrance, aux aveugles le retour à la vue,libérer les opprimés, publier l'année favorable du Seigneur". (Luc IV -18-21).

Le tropaire de ce jour proclamait déjà « Seigneur, artisan de toute la création, Tu as, dans ta puissance, établi les temps et les moments ; bénis la couronne de l'année par ta douce bonté et, par les prières de la mère de Dieu, garde dans la paix cette cité et sauve-nous ».
Très logiquement donc, lorsqu’il est devenu évident que la création que Dieu nous a confiée a commencé à être défigurée et dévorée,  que « l'emploi abusif par l'homme contemporain de sa position privilégié dans la création …a déjà amené le monde au bord de l'auto destruction apocalyptique…. »  le patriarche Dimitrios Ier a proposé en 1989 de faire de ce premier jour de l’année ecclésiastique, « jour de lasauvegarde de la Création ».
Cette initiative prophétique a suscité la composition du kondakion suivant :
« Jadis Adam au paradis avait reçu l'ordre de le cultiver et de bien le garder, mais il désobéit et la porte en fut fermée. Quant à nous qui sommes sans cesse tentés de goûter à la connaissance du mal, cet arbre amer, mettons nous à l’œuvre pour protéger la création et faucher les ronces de la pollution, Car c'est en changeant de conduite que nous retournerons vers notre Seigneur ».   Frères et Sœurs, les conditions du confinement des premières semaines de la pandémie nous ont conduit à des prises de conscience, à des rappels de notre condition de créature, à l’approfondissement du contenu de nos textes liturgiques. Que le Seigneur, par l’action de l’Esprit Saint qui nous enseigne toutes choses nous aide, à préserver cette conscience, à demeurer responsables les uns des autres, spirituellement humblement vigilants, et toujours confiants en Lui, le très miséricordieux.

p.Jean


PRIERE POUR EPIDEMIE
« Seigneur, notre Dieu, Qui es riche en miséricorde et Qui avec
diligente sagesse guides notre vie, écoute notre prière, reçois notre
repentir pour nos péchés, mets un terme à la nouvelle maladie
contagieuse (la nouvelle épidémie), tout comme Tu as mis un terme au
châtiment de Ton peuple au temps du roi David. Toi qui es le médecin de
nos âmes et de nos corps, accorde la santé à ceux qui sont atteints de
la maladie, en les faisant promptement se lever de leur lit de douleur,
pour qu’ils puissent Te glorifier, Toi le sauveur miséricordieux, et
préserve de toute maladie ceux qui sont en bonne santé. Bénis, fortifie
et garde, Seigneur, par Ta grâce, tous ceux qui, avec amour pour les
hommes et esprit de sacrifice, soignent les malades dans leurs maisons
ou dans les hôpitaux. Éloigne toute maladie et souffrance de Ton peuple
et apprends-nous à apprécier la vie et la santé comme des dons qui
viennent de Toi. Accorde-nous, Seigneur, Ta paix et remplis nos cœurs
d’une foi inébranlable dans Ta protection, d’espérance en Ton aide et
d’amour pour Toi et pour notre prochain. Car c’est à Toi qu’il
appartient de nous faire miséricorde et de nous sauver, ô notre Dieu, et
nous Te rendons gloire : Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et
toujours et dans les siècles des siècles. Amen. »
                                            
Молитва об избавлении от пандемии
Господи Боже нашТы управляешь нашу жизнь с великим милосердием и заботливой мудростью. Услыши нашу молитву, прими наше покаяние за грехи наши, останови новую заразную болезнь, как Ты остановил наказание Твоего народа во времена царя Давида. Ты-врач душ и телес наших, возврати здоровье тем, кто болен, ускорь  поднять их от одра болезни, чтобы они могли Тебя прославить. Многомилостивый Спаситель, сохрани от болезни тех, кто ещё здоров. Благослови, укрепи и сохрани, Господи,Твоею благодатию всех, кто с любовью и духом жертвенности лечит больных на дому и в больницах. Избавь Твой народ от всякой болезни и страдания и научи нас воспринимать жизнь и здоровье как Твой дар исходящий от Тебя. Даруй нам, Господи, Твой мир и наполни сердца наша несокрушимой верой в Твою защиту, надеждой на Твою помощь, и даруй нам любовь к Тебе и ближнему, так как от Тебя исходит милость и спасение, о Боже наш, и мы благодарим Тебя, Отца и Сына и Святаго Духа, всегда ныне и присно и во веки веков . Аминь
                
Message pastoral du 17 mars 2020
Frères et Sœurs ,
Les épidémies font partie du l'histoire de l'humanité, de la condition humaine, au même titre que les guerres, la haine et les rivalités pour faire écho au livre de l’Ecclésiaste (III-8), « il y a un temps pour la paix un temps pour la guerre, un temps pour l'amour un temps pour la haine…. » Elles ont cette particularité d'apparaître de manière aussi subite qu'inattendue ce qui contribue très largement au développement rapide des peurs et des angoisses car elles nous rappellent brusquement qu'en fin de compte nous ne sommes pas les « maîtres » de notre vie. Celle qui frappe actuellement est particulièrement symptomatique à cet égard.

Elles viennent nous bousculer dans notre confort, notre routine, nos habitudes, nos certitudes et ainsi nous mettent à l'épreuve. Elles viennent nous rappeler que malgré nos actions dans le monde, le monde ne nous appartient pas.

Elles rappellent, comme d’autres cataclysmes que «cette nuit même notre vie peut nous être redemandée » (LucXII-20).  Et pour ce qui nous concerne c'est peut-être une bénédiction que ce rappel soit est lancé en ce temps de Carême. Aussi, frères et sœurs, ne nous laissons en aucun cas décourager. Et avec Saint Ephrem prions : « Seigneur et Maître de ma vie, éloigne de moi l’esprit….d’abattement… » car « mon espoir c’est le Seigneur » (Ps71-5)

Il est vrai que dans le contexte spécifique de cette épidémie dans notre pays, ainsi que chez nos voisins, nous sommes placés dans une situation d’épreuve particulière car nous ne pouvons pas célébrer la divine liturgie et ne pouvons donc pas communier. Il s’agit là d'une question délicate susceptible de semer le trouble au sein même de nos communautés. Il est vrai que la quasi-totalité des primats de l'église orthodoxe n’ont pas suspendu dans leurs pays respectifs la possibilité de célébrer la divine liturgie en rappelant que la communion eucharistique constitue le cœur même de l’Eglise qui « représente pour l'humanité entière les espaces de guérison, étant toujours un hôpital spirituel et incontestable, et non pas un lieu de contamination ». Mais nous ne pouvons manifestement pas enfreindre la directive de nos gouvernants. Je proposerai de nous recueillir dans nos foyers respectifs au même moment les samedi et dimanche de la Croix autour de textes que je vous ferai parvenir.
Et en cette attente je vous propose en même temps que la prière de St Ephrem, la prière ci-dessus :
Seigneur, notre Dieu, Qui es riche en miséricorde..... 

Дорогие братья и сёстры,

Эпидемии являются частью истории человечества, состояния человека, так же как войны, ненависть и соперничество, вписываяь в утверждения книги Екклесиаста (III-8), "существует время для мира время для войны, время для любви время для ненависти ... "
У них есть такая особенность, что они появляются внезапно и неожиданно, что во многом способствует быстрому развитию страхов и тревог, потому что они внезапно напоминают нам о том, что в конце концов мы не «владеем» («владыки») нашей жизнью. Эпидемия которая в настоящее время нас охватывает, особенно симптоматича.
Эпидемии встряхивают нас в нашем комфорте, нашей рутине, наших привычках, нашей уверенности и тем самым подвергают нас испытанию. Они напоминают нам, что, несмотря на наши действия в мире, мир нам не принадлежит.
Как и другие катаклизмы, они напоминают, что «в эту ночь душу нашу потребуют у нас (ЛукXII-20). И что касается нас, возможно, это благословение, что это напоминание отправлено нам во время Великого поста. Итак, братья и сестры, не будем отчаиваться ни в коем случае. И со святым Ефремом будем молиться: «Господь и Владыка моей жизни, не даждь ми дух ... уныния ...», ибо «моя надежда - Господь» (Пс71-5)

Правда что в конкретном контексте этой эпидемии в нашей стране, а также в соседних странах мы оказались в особом испытательном положении, потому что мы не можем служить божественную литургию и тем самым не можем причащаться. Это деликатная проблема, которая может вызвать проблемы в наших общинах. Правда, что почти все Иерархи Православной Церкви не отказались от возможности совершать Божественную литургию, напомнив, что евхаристическое причастие является  «сердцем Церкви, которая «представляет для всего человечества целебное пространство, являющиеся духовной бесспорной больницей, а не место для заразы». Но очевидно, что мы не можем нарушать указания наших государственных властей. 
Храни вас Господь,

Протопресвитер Иоанн

Message pastoral du 24 mars 2020

Frères et Sœurs,

La première semaine de confinement est passée. nous avons été bousculés par la soudaineté ; nous entrons maintenant dans un temps plus ou moins long de confinement renforcé  qui va se traduire pour beaucoup par des situations de solitude . Celle-ci, à de rares exceptions, constitue une épreuve qui peut être une épreuve de vérité, de rappel de notre condition la plus profonde : nous sommes des êtres de communion. Sans doute nous apprécions des instants de solitude, de recueillement, qui sont certes de plus en plus souvent bienvenus et nécessaires dans ce monde de sur-activité, profondément agité en définitive, et à ce titre « désintégrant ». Un monde de « sans visage », le monde de « Mr Market » comme certains l’ont appelé, le monde de Mammon coupé de l’image de Dieu, « l’homme animalisé, robotisé, réduit à sa dimension biologique et mécanique, l’individu génétique, dépersonnalisé, mais qui tente de prendre la tête de l’humanité »[1].
L’être humain, créé à l’image de Dieu, est une personne, un être de communion, tourné vers l’autre. L’épreuve d’aujourd’hui révèle le mal être
résultant du confinement qui impose l’isolement de chacun. Dans le même temps elle suscite, à la faveur des moyens de communication modernes, l’établissement, parfois le rétablissement des liens de voisinage, fraternels, familiaux qui ont pu être distendus par le fonctionnement sociétal foncièrement individualiste.  Aujourd’hui, les manifestations de solidarité fraternelle, le dévouement, sont saisissants. Ce mouvement rappelle s’il en faut qu’ultimement nous ne pouvons pas (sur)vivre sans l’autre, nous ne sommes pas « sauvés » sans l’autre. 
La lecture spirituelle de cette tribulation majeure a déjà été largement développée et le sera encore assurément.[2]
Une autre dimension de l’évènement paraît très symptomatique : la nature du mal provoqué par le virus : une double paralysie. La paralysie de la rencontre de visage à visage ; la paralysie respiratoire.
Le masque sépare. Les poumons sont asphyxiés, ne laissant plus passer l’oxygène vital, le souffle de vie.

Ces quelques éléments nous suggèrent de rappeler que la prière de l’Eglise (Assemblée) est fondamentalement une prière communautaire – liturgique
qui elle aussi, ou plutôt en premier lieu, nous rappelle que nous ne sauvons pas seuls.

Ainsi les prières, dites « initiales » par les quelles nous commençons les offices, et que nous sommes supposés prononcer quotidiennement sont toutes des prières communautaires :
Roi céleste, consolateur…….demeure en nous….purifie nous de toute souillure et sauve nos âmes….
(Rappelons que l’invocation de l’Esprit Saint revêt une importance toute particulière, car il s’agit précisément du Saint Souffledonateur de vie, la véritable antidote à l’asphyxie….)
Très Sainte Trinité aie pitié de nous, Seigneur purifie nous, Maître pardonne nous nos offenses, comme nous pardonnons (ensemble)
La seule prière que nous a transmis le Seigneur est une prière communautaire qui fonde toutes les autres : Notre Père, donne-Nous aujourd’hui……, pardonne Nous….,ne Nous soumets pas……mais délivre Nous.

Kyrie eleison – Seigneur aie pitié – peut-être à la fois personnelle (aie pitié de moi) et communautaire (aie pitié de nous). Le Mont Athos suggère en ce moment de prier à la même heure (22h) : Seigneur aie pitié de ton peuple.

Ainsi Frères et Sœurs, prions le Saint Souffle pour qu’il demeure en nous tous,
qu’il nous donne toujours la vie ; et c’est par Lui que nous communions au Fils,
que nous prions comme Maître de MA vie ; mais cette prière personnelle, et non individuelle nous place en relation avec l’autre, pour que nous soit épargné l’esprit de domination, et de vaines paroles, de jugement du frère.
Mais que nous soit accordé un esprit d’intégrité (qui s’oppose à la désintégration), d’humilité de patience et d’amour .

SEIGNEUR JESUS CHRIST FILS DE DIEU AIE PITIE DE MOI PECHEUR
SEIGNEUR JESUS CHRIST FILS DE DIEU AIE PITIE DE NOUS PECHEURS
p.Jean

[1] L’HOMME – Eléments d’anthropologie chrétienne – collectif -éd.APOSTOLIA-2019
[2] Notons en particulier Archiprêtre Vladimir Zemlinsky : « La quarantaine, quel ses tirons-nous de cette épreuve »  in Orthodoxie.com ; Archimandrite Syméon : « Oui, nous sommes dans le desert » in site « archeveche.com »

Пастырское слово от 24го марта 2020 

БРАТЬЯ И СЕСТРЫ,

Первая неделя «cдерживания» прошла. Были ошаламлены внезапностью; теперь вступаем в более или менее длительный период усиленного заключения, что приведет ко многим ситуациям одиночества. Это, за редкими исключениями, представляет собой испытание, которое может быть испытанием истины, напоминания о нашей истиной природе: мы существа общения. Без сомнения, мы ценим моменты уединения, медитации, которые, безусловно, все чаще и чаще приветствуются и необходимы в этом мире чрезмерной активности, глубоко взволнованными в конце концов и как таковые «распадающимися». Мир "безликих", мир "Мистера Маркет", как его называют некоторые, мир Маммона, отрезанный от образа Бога, "оживленного робота-человека, сведенного к его биологическому и механическому измерению, генетический индивид, обезличенный, но пытающийся охватить власть над всем человечеством ».

Человеческое существо, созданное по образу Божьему, - это личность общения, обращенная к другому. Сегодняшние испытания проявляют больное состояние, которое навязывает одиночество. В то же время, благодаря современным средствам коммуникации, оно порождает установление, а иногда и восстановление соседских, братских, семейных связей, которые, возможно, были подорваны сугубо индивидуалистическим общественным функционированием. Сегодня поразительны выражения братской солидарности, преданности. Эти прявления напоминает нам о том, что в конечном итоге мы не можем (вы) жить без других, мы не «спасены» без других. Духовное прочтение этого великого бедствия уже широко было развито и, несомненно, будут ещё толкования. Другое измерение события кажется очень симптоматичным: характер вреда, причиняемого вирусом: двойной паралич. Паралич личных общений; дыхательный паралич.

Маска разлучает; лёгкие задыхаются, не пропуская больше жизненный кислород, дыхание жизни. Вновь напоминается нам, что мы не спасаемся в одиночестве. Таким образом, молитвы, называемые «предначинательные», с которых мы начинаем богослужения, и которые предпалагается нам ежедневно произносить, -  все общинные молитвы:  Царю Небесный, утешитель… жизни подателю...вселися в ны (Нас) .... очисти ны (нас).... и спаси души наша .... (Помните, что призыв Святого Духа имеет особое значение, потому что именно Святой Дух, дающий жизнь, истинное противоядие от удушье….)

Пресвятая Троица помилуй нас,  Господи очисти грехи наша, Владыка прости беззакония наша ,     исцели немощи наша...

Единственная молитва, которую Господь передал нам, -  общинная молитва, которая основывает все остальные: «Отче Наш , ......дай нам днесь ……, остави нам долги наша....не введи нас..., избави нас».

Kyrie eleison - Господь помилуй - может быть, как личное (помилуй меня), так и обшинное (помилуй нас). В настоящее время монахи горы Афонской предлагают одновременно молиться (в 10 часов вечера): Господи, помилуй свой народ. ;

Братья и Сёстры молим Святаго Духа ибо именно через Него мы общаемся с Сыном, а Сыну обращаемся : « Господи и владыка жизни моей»; тут молимся за себя но не индивидуальная молитва, а ставит нас по отношению к другим; и просим  «дух ...любоначалия, празднословия и осуждения брата не даждь ми..., Но  будет  дан дух целостности (который выступает против распада), смирения, терпения и любви.

ГОСПОДИ ИИСУСЕ ХРИСТЕ БОЖЕ НАШ, ПОМИЛУЙ МЯ ГРЕШНОГО
ГОСПОДИ ИИСУСЕ ХРИСТЕ БОЖЕ НАШ, ПОМИЛУЙ НАС ГРЕШНЫХ

 О.Иоанн