FRERES  ET  SŒURS

Dieu tout puissant, créateur de toutes choses visibles et invisibles, se fait homme,  accepte de naître dans la chair d’une femme, Marie qui ainsi devient la « Mère de Dieu » - Théotokos.  Il s’abaisse pour venir à notre rencontre, pour nous rejoindre dans notre condition humaine prestigieuse et misérable.

Prestigieuse car nous sommes nous-mêmes créatures de  Dieu qui nous a confié la création en nous proposant de « remplir la terre et de la dominer, de soumettre les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre » (Gen I-28) dans une perspective et un mouvement de grâces.

Misérable car nous nous sommes détournés de cette action de grâces pour dominer, comprendre, posséder toutes choses par nous-mêmes, pour nous-mêmes. Toutes les souffrances humaines d’hier et  d’aujourd’hui, personnelles et communautaires (d’autres disent individuelles et collectives), toutes les absurdités économiques et sociales et les révoltes qui les accompagnent : les « folies » guerrières et terroristes inhumaines, monstrueuses (dont nous sommes aujourd’hui les témoins mais qui ne sont pas nécessairement inédites),  les dérèglements de la nature (atmosphériques, écologiques, biologiques) sont aujourd’hui la manifestation  de cette domination qui se pense intelligence ou même « humaniste ». Elle n’est en réalité qu’une fuite de plus en plus folle devant l’angoisse aspirée par « Satan l’adversaire de Dieu,  Mammon- l’argent dieu, aveugle et suicidaire, car nous avons voulu être « comme des dieux ». 
  
Pour répondre à cette manifestation de puissance humaine, Dieu répond en « descendant », en « s’abaissant » pour que nous puissions l’accueillir dans notre cœur et pour que nous réapprenions à nous abandonner nous aussi et faire confiance comme l’ont fait Abraham et Marie, apparemment jusqu’à l’irrationnel, à Celui par qui tout a été fait pour qu’Il guide nos pas, pour qu’Il nous insuffle la sagesse. Nous ne pouvons donc accueillir Dieu, Notre Dieu, Le seul Dieu qu’en « nous abaissant », non pas dans l’humiliation mais dans l’humilité, car Lui-même S’est « abaissé », car IL est un Dieu personnel, un Dieu qui appelle et attend chacun d’entre nous en respectant son secret et son « mystère ».

Nous qui sommes des « personnes », des frères et des sœurs, des visages uniques et irréductibles devant Notre Seigneur, et non des individus - cellules ou atomes, isolés ou dilués dans les « rouages mécanisés » de l’argent, du pouvoir, des manipulations génétiques. Chantons donc :


DIEU  EST  AVEC  NOUS
 
PEUPLES,  SACHEZ-LE  ET

ABAISSSEZ-VOUS  CAR 

DIEU  EST  AVEC  NOUS


Père Jean
décembre 2016



Message de Noël 2015 de Son Excellence, Évêque de Charioupolis,

Vicaire Patriarcal et Locum-tenens


Chers Révérends Pères, frères et sœurs,

Nous entrons dans la période préparatoire de Noël, le jeûne de l’Avent est déjà commencé, aussi sommes-nous orientés maintenant vers la célébration d’un événement qui a changé le cours du monde : la naissance de Dieu selon la chair. Poser une telle affirmation ne relève que de la foi et non de la rationalité. Celui qui la pose fait un choix, engage sa vie tout entière.

Or le Christ ne naît ni à Rome ni à Athènes. Il n’a choisi ni le pouvoir ni la richesse. Il n’a même pas choisi Jérusalem, la "Ville" où réside la présence de Dieu dans le Temple. Le lieu qui a entendu la première respiration du Dieu fait homme, c’est l’humble grotte de Bethléem. De même le choix du Christ ayant fait de nous des citoyens de Bethléem, nous devons faire nôtres l’humilité et la pauvreté de la grotte. Dieu a fait de cette bourgade méprisée et inconnue des hommes le lieu par excellence de sa révélation. Il a choisi ce qui n’était rien, ce qui était pauvre, ce qui était vraiment humain pour dire aux hommes que Lui, le Dieu Créateur, voulait aussi être comme l’homme, vivre avec lui, assumer toute l’angoisse, la pauvreté, la tragédie de l’homme, du petit homme que nous sommes tous. Noël c’est cette grotte, cette paille, ces humbles animaux et deux être pauvres mais pleins de confiance qui regardent cet enfant que les anges proclament comme : « un Sauveur vous est né ».

Car la naissance de Jésus à Bethléem n’est pas qu’un événement historique, perdu au fin fond de l’histoire, et qui ne me concernerait pas, moi l’homme du vingt-et-unième siècle. Le message de Noël ne s’adresse pas à l’humanité en général (qui comme telle n’est rien) mais il s’adresse à chaque homme en particulier, comme personne. Il atteint chaque âme, d’une manière unique, exceptionnelle. C’est à moi que l’on dit "Voici que je vous annonce une grande joie... aujourd’hui, il vous est né un Sauveur" (Luc 2, 10-12). C’est à chacun de nous que cette joie est annoncée. C’est pour moi qu’un Sauveur est né. Noël est pour chaque homme un don qu’il faut savoir accueillir et recevoir avec foi et reconnaissance.

La Nativité du Christ dans la simplicité de la grotte et de la crèche déclare avant même toute parole que Dieu veut être compté parmi les plus pauvres, parmi les plus humbles de la terre. On le trouvera donc parmi les déshérités de ce monde leur nombre ne cesse de s’accroître, les malades, les prisonniers, les pêcheurs et toute âme souffrante. Le vrai chrétien ne désire qu’une chose, être pauvre avec Jésus, plutôt qu’être riche sans Jésus. Il préfère habiter dans la grotte avec Jésus, Marie et Joseph, plutôt que dans une hôtellerie ou il n’y aura pas de place pour lui s’il dit qui Il est. Aussi, selon la parole de Jésus enseignant ses disciples, quiconque l’aimera comme Maître doit savoir qu’il n’a pas de place en ce monde car : "le Fils de l’homme n’a pas ou reposer sa tête" (Luc 9,58).

La Nativité du Christ, c’est la fête du corps mystique de tous les baptisés, car c’est par l’Incarnation que les hommes sont devenus membres du Christ. Saint Paul avait bien compris cela lorsqu’il écrivait aux Corinthiens : "Vous êtes le Corps du Christ, et membres chacun pour sa part" (Cor. 1, 12-17). Aussi nous croyons qu’avec l’Incarnation a commencé dans la chair humaine, en Jésus-Christ et les hommes, une union ineffable qui dépasse tout entendement. Car au-delà de l’événement historique qui se produit à Bethléem et par lequel le Fils de Dieu revêt un corps humain visible, un autre événement se produit et celui-là intéresse la race humaine tout entière : Dieu, en s’incarnant, épouse et revêt la nature humaine dont nous sommes participants et crée entre lui et nous une relation qui, sans cesser d’être celle de Créateur à créature, est aussi celle du corps aux membres. Il y a union des deux natures sans confusion. Noël nous permet ainsi de prendre plus profondément conscience de ce qu’est notre propre nature : une nature humaine, régénérée par Jésus-Christ comme le souligne saint Léon-le-Grand : "Reconnais, ô Chrétien, ta dignité et, admis à partager la nature divine, ne reviens pas à ton ancienne bassesse par une manière de vivre dégénérée. Souviens-toi de quelle tête et de quel corps tu es membre". (Homélie pour la Nativité).

Ainsi, que la Parole de Dieu devienne donc chair en nous, ce lieu créé pour son accueil, qu’elle entre dans notre être et le transforme. Que la force de cette parole passe de l’extérieur à l’intérieur dans nos membres et que la loi de l’Esprit l’emporte sur la loi de la chair. La Nativité du Christ n’aura pour nous un sens réel que si notre propre chair devient transformée, mue et dominée par la Parole faite chair.

À tous sainte fête de la Nativité.

+ Jean, Évêque de Charioupolis, Vicaire Patriarcal et Locum-tenens

Paris, le 23 décembre 2015


***

    En acceptant de prendre chair dans le sein de Marie, Dieu prend sur Lui, en Lui, toute la condition humaine sauf le péché c’est-à-dire l’état de séparation d’avec Dieu puisqu’Il est Lui-même Dieu et ne peut être divisé. « Prendre la condition humaine » signifie aussi entrer dans l’histoire, les évènements heureux et malheureux qui font, qui sont l’histoire.
Les grandes tribulations, les grandes épreuves humaines, hors Eglise et dans l’Eglise, peuvent être sources de tentations dont la première est le découragement. Toute tentation est l’œuvre du tentateur, prince de ce monde.
« Sous le ciel (c’est-à-dire sur la terre) il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité…pour naître et pour mourir…pour planter et arracher…tuer et guérir…démolir et construire…se lamenter et danser…./….pour parler et pour se taire…pour aimer et détester….pour la guerre et pour la paix ….J’ai vu quelle occupation Dieu réserve aux humains. Il fait toute chose au moment voulu. Il a même mis dans leur cœur la pensée de l’éternité…, (Ecclésiaste III, 1-15) Mais nous ne sommes pas de ce monde et ainsi nous pouvons dire avec confiance « Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ».
Dans la grotte de Bethleem le Christ Dieu s’abaisse, se fait le plus petit pour nous rejoindre dans le tumulte de l’histoire, les tribulations de ce monde ; ce monde dont le « prince va être vaincu ». Dans cet abaissement il revêt notre nature divisée pour nous réconcilier avec nous-mêmes, pour que nous nous réconciliions avec le prochain, l’ « autre » que nous rencontrons. Cette double réconciliation est un rempart, un bouclier contre la peur ; mais elle est le fondement de notre confiance dans l’œuvre que Dieu accomplit du début à la fin même si l’homme ne peut la comprendre (Ecclésiaste III, 11). Abaissons nous donc pour accueillir Celui qui s’est abaissé et chantons.

Gloire à Dieu au haut des cieux
Paix sur terre Bienveillance aux hommes


Père Jean
décembre 2015








     

 


Message de Noël 2011 

de S. Em. l’Archevêque Gabriel de Comane

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Icône de la Nativité du Christ
Icône peinte par Marie-Reine Hugot, responsable de l’Atelier Sainte Théodora

En ce jour de la Nativité de notre Seigneur, « le Soleil de Justice a épousé la fille des ténèbres » (liturgie syrienne).

Voici que se montre l’aurore au bout de la nuit sombre et le Christ illumine toute la création dont la beauté a été atteinte par l’ombre de nos fautes. Comme en leur temps les bergers à Bethléem, nous nous réjouissons aujourd’hui en entendant les anges nous annoncer à nous aussi qu’« un Enfant nous est né, un Fils nous est donné ! » Ce Fils, cet Enfant, c’est Dieu qui vient nous visiter et pour cela prend notre chair.

Grâce au Bien-aimé du Père qui apparaît sur la terre nous ne sommes plus seuls dans la froideur de notre monde « où ceux qui n’ont pas de pain veulent vivre et ceux qui ont du pain ne savent plus pourquoi vivre ! » (Homélies liturgiques - Jean Corbon)

Oui notre monde est froid ! Il veut se réchauffer de chaleurs futiles et bien inutiles. Il veut vivre dans l’artifice dont il découvre, tard, la triste vanité et s’endort recroquevillé sur lui-même, oubliant l’Espérance qui frappe à la porte de son cœur ! Mais ce monde, c’est notre monde : celui où nous vivons tous les jours que Dieu donne ; où les hommes acceptent de se haïr et de se tuer ; où celui qui possède tout passe, sans la moindre inquiétude ni compassion, devant celui qui n’a rien... ; où le frère pille son frère pour la « gloire » d’être riche, fusse de quelques vieilles pierres, dont à la fin des temps il ne restera rien...

« Paix sur la terre, bienveillance parmi les hommes ! » En tant que chrétiens que faisons-nous de cette nouvelle proclamée par les anges ? La Nativité du Christ, c’est le temps de réveiller nos cœurs, de sortie de nos routines, fussent-elles pieuses ! C’est le temps de réveiller l’espérance, de la partager et d’en faire vivre nos frères : comme les bergers, il nous faut annoncer à tous, avec empressement, qu’avec Dieu tout peut changer, tout peut-être sauvé !

Cette espérance et la joie qui en résulte doivent resplendir par nous ! Si chacun donnait un signe - un vrai ! - qui donne la Paix - la vraie ! -, celle que le monde ne peut donner... Si chacun offrait un visage souriant d’amour à son frère qui en est affamé... Si chacun posait sa main fraîche sur le front fiévreux de l’opprimé... Si l’amour qui est en nous pouvait couler, comme une eau lustrale, lavant toute blessure.... Si le pardon pouvait s’élever au dessus de la colère et de la haine suscitée par ceux qui devraient être appelés frères ...

Nous devons nous sentir responsables du cadeau de Dieu en cette fête de la Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ, qui s’actualise à nouveau : nous sommes liés, ontologiquement, à tous nos frères et sœurs sur cette Terre, car le Seigneur nous a créés « à son image et à sa ressemblance », qui que nous soyons ! Il reste toujours un peu de la beauté primitive que Dieu nous a offerte !

Noël, c’est l’émerveillement que le Christ provoque chez les bergers comme chez les mages ! Noël, c’est l’éblouissement devant l’icône de la Nativité ! Noël, c’est la joie des enfants et des pères et des mères ! Mais Noël, c’est aussi la tristesse d’être abandonné, oublié... C’est aussi le froid et la faim qui accablent le corps... C’est aussi l’humanité défigurée qui ne sait plus aimer... Mais Noël, c’est avant tout le Père qui nous offre son Fils bien-aimé ! Et ce Fils, Verbe de Dieu, devient homme pour que l’homme devienne Dieu (saint Athanase d’Alexandrie). Et, pour ce faire, il commence à devenir semblable à nous, hormis le péché dont Il portera pourtant toutes les conséquences jusqu’à la mort sur le Croix, pour ainsi mieux nous délivrer du péché et de la mort.

Alors comment vivre Noël ? Soyons tout simplement des obstinés prêts à accueillir l’Amour de Dieu ! Soyons dans le même temps des obstinés capables d’ouvrir les yeux tout grand devant l’homme qui souffre souvent dans l’innocence... Soyons tout simplement des obstinés de l’amour !

La grotte de Bethléem nous offre l’espérance : « Espère en Dieu ! Prends cœur et prends courage ! Espère en Dieu ! » (ps.26 v.14) C’est avec beaucoup d’amour que je vous souhaite, chers frères et sœurs, une joyeuse fête de la Nativité du Christ.

Que le Seigneur Jésus-Christ dont nous fêtons aujourd’hui la Naissance selon la chair soit notre joie à tous et qu’il fasse descendre sur nous la grâce du Salut ! Amen.

Paris, cathédrale Saint Alexandre Nevsky, 
Noël 2011
+ Archevêque Gabriel de Comane, 
Exarque du Patriarche œcuménique


Message de Noël de S. Em. l’Archevêque Gabriel de Comane  (Décembre 2010)


Chers frères et sœurs dans le Christ,


« Béni soit Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation qui nous console dans toute nos afflictions afin que nous puissions consoler les autres… » (2 Cor.1, 3-4)


Nous voici arrivés à la fête de la Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ. Comme chaque année, c’est un moment de grande grâce que nous vivons tous ensemble dans la joie, un moment privilégié que j’aime partager avec vous en ce jour.

Pourquoi sommes-nous tous dans la joie ? Parce que l’annonce de l’ange aux bergers s’adresse aussi à nous comme à tous les hommes de la terre : « Aujourd’hui il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur ! »

Tout l’Ancien Testament nous parle de cette attente du Salut et le vieillard Siméon exprime, au nom de tout le genre humain, la conséquence de cet événement si fort qu’est l’accomplissement de la promesse du Salut : « Maintenant Maître tu peux laisser ton serviteur s’en aller en Paix, car mes yeux ont vu Ton Salut, lumière pour éclairer les nations… »

Mais comment, nous, aujourd’hui, devons-nous vivre cette « grande joie » dont parle l’ange aux bergers ? A quoi correspond cette annonce et comment résonne-t-elle dans nos cœurs ?                     

Le monde entier, l’univers, semble bien être dans des ténèbres profondes. Certes nous voyons dans nos villes et nos villages tout un tas de décorations étincelantes, pour beaucoup la fête se manifestera par des repas festifs et des échanges de cadeaux, mais, malheureusement, il semble que la raison de cette fête, le sens réel de cet événement que nous célébrons, se trouve évacuée et qu’une majorité de nos frères ne sait plus pourquoi nous sommes dans la joie.

Avons-nous conscience de la détresse des hommes de cette terre où tous les moyens sont bons pour oublier la souffrance, moyens toujours insatisfaisants, éphémères, artificiels…

Toute cette description peut nous laisser bien pessimistes et nous entraîner à dire « à quoi bon ?  Où est-il ce Salut proposé par Dieu ? ».

L’humanité apparaît à nos yeux dans une grande dégénérescence, l’homme est comme défiguré. Il semble bien que l’on ne sache plus aimer !

Ne nous leurrons pas ! La situation n’était pas plus brillante, il y a plus de deux mille ans… Et pourtant, il y a eu un grand changement, un bouleversement même : à Bethléem s’est  manifesté l’amour fou de Dieu ! Le Fils unique et Verbe de Dieu, deuxième Personne de la Sainte Trinité, s’est épris de tous les hommes de la terre, fruits de la création qui telle qu’elle était et telle qu’elle est aujourd’hui est accueillie dans sa fragilité, sa faiblesse et ses blessures. Le Christ dans la crèche tend les bras aux petits que sont les bergers comme aux grands que sont les mages.

Cet amour infini, cette miséricorde sans fin nous sont offerts sans aucune condition et les bras tendus vers nous le seront encore davantage lorsqu’ils seront cloués sur le bois de la Croix pour nous prouver combien nous sommes aimés par noter Seigneur Jésus-Christ !

C’est en acceptant de venir sur cette terre sous la forme la plus fragile qui soit : un petit enfant, que le Seigneur Jésus connaît et expérimente dans sa chair, dès son premier cri, toute la détresse de l’homme. Ainsi, nous est proposé tout le bénéfice de l’Amour Divin.

Ce que nous avons reçu, nous en sommes responsables : nous n’avons pas de gloire à tirer d’être chrétien, car tout nous a été donné ! Mais nous devons savoir rendre gloire à Dieu : « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux ! », cette phrase que nous disons au début de la Divine Liturgie, nous devons l’intégrer à toute notre vie et y associer tous les hommes de la terre, dans leur joie comme dans leur peine !

Nous ne devons pas goûter la joie de Dieu, en oubliant la détresse des hommes.

Les bergers ont probablement offert quelques agneaux à Marie pour son Fils, les mages ont  apporté de somptueux présents. Et nous qu’offrirons-nous ? Notre action de grâce ? Certes ! la joie d’accueillir notre Sauveur ? Bien sûr ! Mais n’oublions pas de déposer aux pieds du Christ tous nos frères dans la détresse, car comme le dit Saint Silouane l’Athonite : «  Notre frère est notre propre vie ».

Accueillons la joie de Dieu qui se donne à nous et « déposons maintenant tous les soucis de ce monde ». C’est cela l’Espérance qui jaillit en cette nuit de Noël et c’est ainsi que le monde est sauvé !

Dans la joie de la Nativité, je vous bénis tous avec beaucoup d’affection dans le Seigneur.

 

Paris, cathédrale Saint Alexandre Nevsky,

Noël 2010.

    + Archevêque Gabriel de Comane,

Exarque du Patriarche œcuménique.

 

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